Inconditionnel du logiciel libre et des formats ouverts, j’encourage leur utilisation et j’accompagne ceux qui le souhaitent dans la découverte de ces outils innovants et respectueux des utilisateurs.

Transparence et collaboration

Si l’immense majorité des logiciels libres sont gratuits, ils se caractérisent avant tout par la publicité de leur code source, c’est-à-dire des instructions qui leur permettent de fonctionner. Autrement dit, n’importe qui peut consulter un code source, l’améliorer ou l’adapter à son usage. Cette démarche est d’ailleurs un peu similaire à celle qui lie la rédaction et l’écriture à la correction et la relecture : c’est un ouvrage collaboratif, un édifice auquel chacun peut apporter sa pierre.

Le respect des utilisateurs

Nul ne peut être certain qu’un logiciel dit « fermé », comme ceux que commercialisent certaines grandes sociétés, est conçu de façon efficace, qu’il sera fiable (exempt de « bugs ») et surtout qu’il est dépourvu de fonctions malveillantes envers l’utilisateur (espionnage, exploitation des données personnelles, obsolescence programmée). L’actualité de ces dernières années regorgent de scandales incriminant des géants du numérique, accusés d’atteindre à la vie privée des usagers de leurs produits !

Des outils souvent plus performants

C’est la possibilité laissée à tout développeur de contribuer à la conception d’un logiciel qui explique que, de plus en plus, les logiciels libres sont de meilleure qualité que leurs concurrents « fermés ». Bien souvent, ce qui bloque : c’est la crainte de perdre du temps à installer un nouveau logiciel puis à apprendre à se servir d’un nouvel outil. Pire, on peut être confronté à des difficultés de compatibilité : nos collaborateurs et correspondants, restés « fidèles » aux grandes entreprises, peuvent connaître des soucis à exploiter les fichiers qu’on leur envoie et réciproquement. D’où l’intérêt de répandre leur usage : plus nous serons nombreux à les utiliser et à les recommander, moins le coût de la transition sera élevé pour chaque nouvel utilisateur.

Personne ne vous oblige à changer

Vous êtes habitué à l’utilisation de logiciels et vous ne souhaitez pas en changer ? Personne ne vous le reprochera et tant qu’ils restent compatibles avec les formats et outils les plus courants, cette préférence ne nuira à aucune de vos collaborations et encore moins à la qualité de votre travail.

Des produits recommandés par l’État français

Dans le cadre de la modernisation des systèmes informatiques, l’État préconise l’utilisation d’une liste de logiciels libres. Voici quelques suggestions parmi les plus connus d’entre eux.

Bureautique

  • Tableur, traitement de texte, présentations : Libroffice, la suite bureautique de référence ;
  • Navigation sur internet : Firefox, le navigateur qui ne trace pas l’internaute ;
  • Messagerie : Thunderbird, pour vos courriels, vos calendriers, vos carnets de contacts ;
  • Correcteur orthographique : Grammalecte, compatible avec Libroffice, Firefox et Thunderbird.

Graphisme

  • Manipulation d’images : The Gimp, pour la retouche photo, le dessin, les photomontages ;
  • Dessin : Krita, pour les illustrations, la bande dessinée, le dessin créatif ;
  • PAO : Scribus, pour la publication assistée par ordinateur.

Retrouvez la liste complète des logiciels libres préconisés par l’État français dans le cadre de la modernisation globale de ses systèmes d’informations (S.I.).
Si vous avez des questions à propos de tout ça, des conseils à recevoir, je serais ravi d’essayer de répondre à vos demandes et de vous aiguiller dans cette petite révolution dans vos pratiques informatiques.